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Bordeaux unique, universelle et authentique

"Bordeaux est une ville curieuse, originale, peut-être unique.

Prenez Versailles et mélez-y Anvers, vous avez Bordeaux"

Victor Hugo, 1843

 

C'est au confluent de deux cours d'eau, que fut fondée, dès le IIIe siècle avant J.C., la cité de Burdigala. Ses fondateurs, tribu celtique venue du Nord de la France, contrôlaient le commerce de l'étain grâce au port intérieur appelé Bassin Naviguera. Il était situé à l'embouchure de l'un des deux cours d'eau (localement appelé "estey").

 

En 56 avant J.C. la mainmise de Crassus, lieutenant de César, entraina une période de prospérité économique et un urbanisme rationnel. On trace le cardo et le decumanus (rue Sainte Catherine, rue Porte Dijeaux). On élève  aqueducs, temples, ampithéâtres. Burdigala devient alors la capitale administrative de l'Aquitaine et une plateforme économique où se croisent Ibères, Juifs, Bretons, Grecs et Britanniques. Les premières vignes sont plantées autour des villas et au coeur de la ville vers 50 après J.C.

 

Après les invasions barbares de 276, la ville se retranche à l'intérieur d'un castrum qui restreint l'expansion urbaine de la ville. Le VIIe siècle marque un temps fort dans l'organisation paroissiale de la cité avec la fondation des églises Saint-Rémi, Saint-Pierre, Saint-Siméon. Le renouveau des XIé siècle se manifeste dans les quartiers de la Rousselle (rue Neuve), Saint Eloi, ce qui nécessite la construction d'une seconde enceinte en 1227, alors que Bordeaux passe aux mains des Anglais dès 1154. Les puissantes familles Monadey, Colomb, Soler, Bergey s'installent dans leurs hôtels particuliers, la plupart fortifiés. De nouveaux faubourgs (Sainte-Eulalie, Saint-Michel, Sainte-Croix) nécessitent, en 1327, la construction d'une nouvelle enceinte englobant désormais les couvents des Carmes, des Cordeliers, des Augustins. Les paroisses Saint-Michel, Saint-Pierre, deviennent les quartiers des artisans, forgerons, charpentiers, fustiers ou tonneliers.

 

En 1453, après la reconquête française, Bordeaux connaît des moments difficiles. La fondation du collège de Guyenne en 1533 fait de Bordeaux un important foyer d'humanisme où enseigne le premier historien bordelais Elie Vinet. Avant de devenir Maire, Montaigne y fait ses études et rencontre le poète Etienne de La Boétie.

 

Au XVIe siècle, la ville connait un essor commercial considérable avec le commerce de la morue et des salaisons. Le port de la Lune est le premier port morutier de France.

Louis XIV impose une taxe sur le papier timbré et le sel qui provoque "les révoltes de l'Ormée", fronde bordelaise. Pour punir les insurgés et surveiller la ville, il fait instaurer le "Château Trompette" et complète le dispositif militaire du type Vauban.

 

Il faut attentre l'arrivée des intendants, agents tout-puissants du pouvoir royal et urbanistes : Boucher, Tourny, Dupré de Saint-Maur, pour ouvrir la ville sur ses faubourgs et sur son fleuve. Ainsi, la place Royale, aujourd'hui place de la Bourse élevée par Gabriel, entre 1730 et 1755, éventra la ville close. Les réalisations urbaines comme la façade des quais, l'aménagement d'un "tour de ville" sur les anciens fossés et la création de places ordonnancées (places du Parlement, Gambetta, de la Victoire) embellissent et modernisent la ville. La vie intellectuelle connaît un regain prestigieux avec Montesquieu, juriste, philosophe, auteur de "l'esprit des lois", vigneron et avec la création de l'Académie Royale en 1712. Les réalisations de l'architecte Victor Louis, comme le Grand Théâtre, complètent l'unité architecturale de la ville et illustrent cet essor économique.

 

Cette prospérité génère le goût du confort, du luxe et l'épanouissement des arts. Devenu un produit de grande classe, le vin assure la base de la richesse bordelaise. 25 000 tonneaux en moyenne partent vers l'Angleterre tandis que des navires, chargés de denrées, quittent Bordeaux pour les côtes africaines dont ils reviennent les cales pleines de bois exotiques et d'épices qui sont stockés dans les Entrepôts Lainé (actuel musée d'Art Contemporain).

La construction du Pont de Pierre, en 1822, relie la rive gauche à la Bastide qui accueille, dès 1852, la première ligne de chemin de fer (Bordeaux-Orléans).

 

A début de ce siècle, les terres-neuvas peuplent à nouveau le port, doté de quais verticaux et de bassins à flots. Les années 1920 voient aussi l'apparition des premiers grands paquebots qui accostent dans le port de la Lune, en face de la place des Quinconces.

C'est avec plus d'audace que les travaux d'urbanisme du XXe siècle poursuivent un programme d'assainissement des quartiers par la création de nouvelles voies et places (Place des Quinconces, Cours d'Alsace-Lorraine, Cours Pasteur, Place Pey-Berland).

 

Quant au Bordeaux du XXIe siècle, il est en train de se modeler.

 

 


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